Dans une petite pièce, le son réfléchi revient vite. Il colore la voix avant même que l’on ait le temps de l’identifier.
Commencez par parler normalement au centre de la zone envisagée, puis près du mur, de la fenêtre et du bureau. Écoutez les endroits où les consonnes deviennent métalliques, où la voix semble plus creuse ou où un claquement de mains produit une traîne courte et brillante. Le meilleur emplacement n’est pas forcément le plus silencieux à l’œil : c’est celui où la voix reste la plus stable.
Les surfaces dures — vitre, mur nu, plateau lisse, sol carrelé — renvoient rapidement les fréquences médiums et aiguës. Les surfaces souples et irrégulières — rideaux épais, tapis, bibliothèque garnie, canapé — dispersent ou absorbent une partie de cette énergie. Il ne s’agit pas d’étouffer toute la pièce, mais d’éviter deux surfaces dures parallèles autour de la zone de parole.
Un rideau fermé derrière la personne, un tapis sous la chaise et une couverture dense hors champ peuvent suffire à calmer les premières réflexions. Gardez toutefois un peu d’air : une installation trop absorbante d’un seul côté peut rendre la voix sourde sans supprimer la résonance ailleurs.